Antoinette De Weck

Antoinette de Weck, députée libérale-radicale, conseillère communale, Fribourg.

Antoinette de Weck De 2011 à aujourd’hui
Depuis 2011, je siège au Conseil communal. La bonne entente qui règne au sein du conseil nous permet de faire avancer des dossiers importants. Le Conseil communal s’est donné comme priorité le développement des infrastructures scolaires et des accueils extrascolaires qu’il devenait urgent d’agrandir à cause de l’introduction de la 2ème année d’école enfantine ainsi qu’une très forte croissance démographique. Depuis cette date, la Ville a construit deux nouvelles écoles enfantines (Heitera et Botzet), une nouvelle école primaire à la Vignettaz et un nouveau cycle d’orientation alémanique. Il a mis en place des pavillons pour l’école enfantine à la Vignettaz et pour l’école primaire de la Heitera. Les accueils extrascolaires du Schönberg, de la Vignettaz, du Jura et de l’Auge-Neuville ont été agrandis. Vu la très forte demande pour l’heure de midi, le Service des écoles est en train de mettre en place des structures appropriées pour les élèves plus âgés.

En tant que députée, j’ai participé à l’examen de la nouvelle loi scolaire au sein de la commission parlementaire. La Ville vient de faire approuver le règlement d’application de cette loi ainsi que celui de la loi cantonale sur les structures d’accueil extra-familiales.

Le Service de l’Aide sociale occupe aussi mes journées. Pour faire face à l’augmentation des demandes ainsi qu’à la complexité des situations, l’office s’est restructuré. Des travaux sont en cours pour mettre en place des synergies avec le Service des Curatelles.

Comment remplir mes tâches?
Etre conseillère communale ne me donne pas plus de droit mais plus de devoirs puisque je suis appelée à prendre des décisions qui touchent directement mes concitoyens. J’exerce ces tâches de la même manière que j’ai accompli mes précédentes activités: soit avec dynamisme, courage et transparence. S’il est vrai que le principe de collégialité me limite dans l’expression de mes opinions personnelles, je reste attachée aux valeurs libérales-radicales qui me dictent les positions que je défends au sein du Conseil communal. A ce propos, je tiens à souligner la très bonne ambiance qui règne au sein de notre conseil. Des liens de confiance se sont créés. Il en résulte des décisions prises sur une analyse objective des faits et non sur des positions dogmatiques. Je ne peux que souhaiter que cette bonne entente se fasse sentir dans l’ensemble de l’administration et dans nos relations avec les autorités.

Antoinette de Weck et son mari Bruno de Weck Antoinette de Weck et son mari Bruno de Weck.

Et côté vie privée?
Depuis 4 ans, ma vie a pris un autre visage. Mon emploi du temps m’oblige souvent à faire un trait sur les repas et les soirées passées en famille. Heureusement, mon mari, Bruno de Weck, comprend les nécessités de mon engagement. Nous nous offrons de temps en temps un week-end de congé. Mes occupations ne doivent pas me couper de la vie culturelle. Avec ma fille Joséphine qui est actrice je vais voir des pièces de théâtre. Je soutiens aussi le Festival du Lied et le Festival de musique sacrée.

Antoinette de Weck et ses filles, Clémence et Joséphine Antoinette de Weck et ses filles, Clémence et Joséphine.

Antoinette ou Romelia?
Romelia c'est le pseudonyme sous lequel j'ai signé des critiques gastronomiques dans La Liberté pendant sept ans. Et le secret a été bien tenu. Ma mère le savait, mais c'est d'elle, qui cuisine très bien, que je tiens cette passion. Je donne des cours régulièrement à des amies. Cela s'est fait naturellement. Après une invitation, elles me demandaient mes recettes. Ce cours a lieu 4 à 5 fois par an. C’est pour moi une façon de rester en contact avec mes amies.

Engagements politiques


De la cuisine au radicalisme?
Un peu par hasard. Lors d'une petite fête, j'ai croisé un ami qui m'a proposé de participer à la Constituante. Spontanément j'ai accepté alors que jusqu’alors je n’avais jamais milité dans un parti. Le Parti libéral radical me convient parce ce parti n'est pas dogmatique et pratique la libre pensée. Mais peut-être parce que je suis une femme, je supporte mal cette manie de tailler toujours dans le social, dans les soutiens à la famille et beaucoup plus rarement dans le subventionnement des routes. L'économie doit être au service de tous les citoyens. Notre parti doit aussi s'occuper de protection de la nature, de l'environnement sans être doctrinaire mais avec réalisme.

Vos vacances idéales?
Dans un endroit calme où il est possible de faire de la marche.

Un bon repas?
Les pâtes sous toutes leurs formes.

Un sport?
J’ai longtemps pratiqué le tai-chi. Actuellement, je fais du fitness. En été je marche.

Un livre?
La découverte du ciel de Harry Mulisch

Un film?
Le Ruban blanc de Michael Haneke.

Une chanson?
«Stormy weather», un standard du jazz ou de Chris Rea «Josephine», le prénom de ma seconde fille.

Une ville?
Fribourg. Je viens de Romont et j'ai adopté Fribourg. Quand on a adopté, on aime plus, mais on est aussi plus exigeant. Grâce à l‘Université, la ville bénéficie d'une vraie vie intellectuelle.

Un homme politique?
Charles de Gaulle pour son courage, Churchill pour son intelligence.

Une femme politique?
Simone Veil.

Un rêve?
Disposer de suffisamment de places dans nos écoles et nos accueils extrascolaires.

Extrait de l'interview de Profil Radical, actualisé le 1er mars 2015.
Photos: Keren Bisaz